Propreté des bâtiments : pourquoi la grève continue ?

Négociations qui n’en sont pas, privatisation à marche forcée dans un brouillard entretenu : malgré les coups de com et d’intox de la municipalité (dans le journal municipal, dans les courriers aux parents), les agents de la Propreté des bâtiments n’acceptent pas ce jeu de dupes.

Ci-dessous le tract d’information destiné aux parents, enseignants et habitants qui invitent aussi à un pique nique de soutien, samedi 14 avril à 12h30 devant la mairie de Montreuil.

Soutenez également le mouvement avec la caisse de solidarité en ligne


Capture1Capture2

Privatisation des services publics à Montreuil : Quand les notes fuitent, les mensonges éclaboussent !

Retrouvez ci-dessous le tract d’information de l’intersyndicale des agents du service Propreté des bâtiments, en lutte contre les projets de privatisation de leurs missions. Ce tract donne des extraits d’une note de service « pour arbitrages » qui nous est parvenue et qui démontre que la municipalité compte lancer dès cette semaine un marché d’externalisation des missions de propreté des bâtiments, alors même que le service est en grève depuis 3 semaines et que les négociations n’aboutissent pas !


Quand les notes fuitent, les mensonges éclaboussent !

Montreuil, le 9 avril 2018

Alors que la municipalité explique qu’il n’y aura pas d’externalisation du nettoyage vers le privé lors du conseil municipal et lors des rencontres avec les agents, elle prépare dans le même temps la privatisation du nettoyage de plusieurs lieux : les bâtiments municipaux, les CMS, le CCAS, le centre sportif Arthur Ashe, les nouvelles écoles…

Ce jeu de dupe de la municipalité est une honte!

Voici quelques extraits d’une « note pour arbitrages » rédigée par la direction Éducation et adressée le 4 avril au Directeur Général des Services, Nicolas PROUST avec en copie, les Directrices générales adjointes (Marie-France Menier, Véronique Tartié-Lombard, Nora Saint-Gal) et les directeurs (Pascal Touhari, Matthieu Bourgoin, Pierre-Etienne Manuellan).

« Objet : préparation du marché de nettoyage des bâtiments communaux 

Le service de la propreté des bâtiments travaille en concertation avec le SACOP (service achat et commande publique) sur un projet de marché public de nettoyage des bâtiments. Les différentes réunions de travail nous ont permis d’identifier des points non arbitrés, qui nous bloquent pour l’avancement de la rédaction du cahier des charges. »

Le calendrier est important :

– Le 26 mars, Mireille Alphonse recevait les agents et affirmait qu’il n’y aurait pas de privatisation.
– Le 28 mars, Patrice Bessac répondait à l’intersyndicale au conseil municipal qu’il n’y aurait pas de privatisation.
– Et pourtant, le 4 avril les services travaillaient à plusieurs options d’externalisation et interrogeait le DGS, Nicolas Proust sur le périmètre de ce chantier :

  • Le CCAS ?

  • Les 3 nouvelles écoles ?

  • Les CMS ? (14 agents du service Propreté des bâtiments concernés)

  • L’hôtel de ville ?(10 agents du service Propreté des bâtiments concernés)

  • Les parkings d’Opale et CapHorn puisque « le service de la propreté urbaine est lui-même en train de réfléchir à l’externalisation de son activité » ?

  • Le centre sportif Arthur Ashe ?

« Rythme d’externalisation

Il est difficile de produire un planning prévisionnel précis de montée en charge du marché puisque le déploiement dépendra, du niveau de recrutement en régie directe que nous serons autorisés à effectuer pour compléter les besoins dans les écoles d’une part, et du périmètre du marché d’autre part […]. En effet, l’objectif de dégager une vingtaine de postes pour assurer les besoins nouveaux de la rentrée scolaire en 2018 semble envisageable au regard de l’effectif globale et non d’une partie.
Nous préconisons d’externaliser en priorité des gros sites comme Opale afin d’atteindre cet objectif plus facilement, néanmoins la visibilité à deux ou trois ans est beaucoup plus problématique, notamment en raison de la pyramide des ages, des restrictions médicales […] et de l’absence de visibilité de notre future organisation. »

Ce qui est prévu : un service dégradé

« Niveau des prestations attendues (sur les sites privatisés)

[…] Deux options :
– Conserver le niveau de prestation d’aujourd’hui en terme de fréquence
– Le modifier pour une fréquence de trois fois par semaine y compris pour le vidage des corbeilles et journalières pour les sanitaires »

Après « les femmes de ménages » de monsieur Bessac, monsieur Lamarche renchérit : « si un agent est apte à faire le ménage dans mon bureau, il est apte à le faire dans une école ».
Quel mépris de classe !

Le marché doit être lancé cette semaine : les décisions sont donc déjà prises !

Donner un rendez-vous aux organisations syndicales le 11 avril alors que tout est joué c’est une insulte aux agents de notre ville et à leurs syndicats.

« Pas de procès d’intention » nous dit madame Attia, pourtant les yeux dans les yeux, cette majorité municipale nous ment et nous manipule. Attend-elle une grève générale ?

Madame Alphonse demande « de ne pas faire d’amalgame » pourtant, sous la direction de Bessac la majorité municipale utilise les pires méthodes macronistes.

Nos revendications et notre détermination à poursuivre la lutte se renforcent à la lumière de ce funeste projet.

Nous exigeons l’arrêt immédiat de toute privatisation de nos services publics !


Retrouvez ci-dessous la note dans sa totalité :

note1note2

Monteuil : la grève à la Propreté des bâtiments continue !

150 agents en lutte à Montreuil poursuivent leur mouvement de grève débuté le 26 mars 2018.

Lundi 9, mardi 10 et mercredi 11 avril, le service de la Propreté des bâtiments va à nouveau débrayer de 11h à 13h.

Non remplacement et blocage des recrutements, privatisation de nos missions, formations refusées, conditions de travail en bonne santé non respectées… Nous attendons toujours de la municipalité qu’elle réponde aux revendications légitimes des agent.e.s qui subissent les assauts de sa politique gestionnaire.

Ni les agents aux plus faibles revenus, ni les familles ne doivent subir les restrictions budgétaires. D’autres choix sont possibles !

30221975_1772211142817456_1783086330410958848_oPhoto : Assemblée générale des agents en grève.

AVENIR DU SERVICE PUBLIC À MONTREUIL : INTERVENTION DE L’INTERSYNDICALE DES TERRITORIAUX AU CONSEIL MUNICIPAL DU 28 MARS 2018

Ce texte a été lu par une représentante de l’intersyndicale des agents de la Ville de Montreuil, lors de la séance du conseil municipal du 28 mars 2018. Il fait écho au mouvement de grève en cours au service Propreté des bâtiments.


Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les élu(e)s,

Nous intervenons, ce soir, au nom de l’intersyndicale CGT, FSU, FO et CNT des territoriaux afin d’obtenir des réponses claires quant au devenir du service public à  Montreuil. Cette intervention publique résulte du fait que personne, ni de l’exécutif, ni de l’administration, ne veuille nous fournir de réponses claires.

Pour rappel, vous avez déjà voté, il y a deux ans :
– la suppression des congés de pré-retraite,
– la suppression de la prime d’installation,
– la baisse des subventions au Comité des Oeuvres Sociales.

Première attaque des personnels de la Ville que vous justifiez alors par les baisses de dotations de l’État. Cette austérité que vous dites combattre, vous l’appliquez pourtant avec zèle en faisant le choix de prendre le personnel comme variable d’ajustement.

Triste anniversaire.

Ce qui nous amène devant vous ce soir n’est pas nouveau. Nous luttons toujours pour l’emploi public, pour un service public de qualité dans le respect des conditions de travail des agent-e-s de la Ville et pour la sauvegarde du statut des fonctionnaires.

Il nous semble important de rappeler la situation du service de la Propreté des Bâtiments depuis 2 ans. 

Service parmi tant d’autre, vous êtes en droit de le penser, pourtant le service de la Propreté des Bâtiments fait partie intégrante de la direction de l’Education. Education que vous définissez comme priorité de votre politique. Ce service a cette particularité de veiller au bon accueil des élèves, des enfants et adolescents à travers l’accompagnement éducatif, la restauration collective, mais aussi l’entretien des écoles et des bâtiments municipaux.

Précisons que par bâtiments municipaux, il faut entendre par exemple, la Mairie, le garage, les antennes de secteur…mais aussi, les accueils de loisirs, les centres sociaux, les antennes jeunesse, les centres de quartier…tous ces lieux où sont accueillis des enfants ou des jeunes Montreuillois.

Depuis deux ans, les conséquences de votre politique sont catastrophiques pour la population et pour les conditions de travail.
– Gel des recrutements sur les postes vacants et non remplacement des agents en congés maladie, en congé maternité, en retraite ou en mobilité interne.
– Déplacement brutal de nombreux agents de leur lieu de travail habituel, sans prise en compte de leurs restrictions médicales et de leur état de santé.
– Aucune information ni d’explication de ces décisions brutales .
– Délégation au secteur privé des missions de nettoyage des bâtiments municipaux.
– Accès à la formation de remise à niveau bloqué pour tous et durcissement des accès formation

Et pourtant, les agents continuent à assurer, au péril de leur santé, avec engagement, le service public malgré les contraintes nombreuses auxquelles ils sont confrontés au quotidien.

On nous demande de travailler en mode dégradé, nous ne l’acceptons pas.

– Il manque 1 agent sur une école : pas de nettoyage des parties communes.
– Il manque 2 agents : nettoyage sommaire des salles de classe.
– Il manque 3 agents : ne sont nettoyés que les sanitaires.

Monsieur le Maire, lors de vos visites dans les écoles, vous déclarez : « la propreté des écoles n’est plus une priorité ».

Quel mépris pour les agents ! Pour leur métier, pour leur investissement pour leur conscience professionnelle. Quel mépris pour les enfants, les familles et les personnels enseignants.

Résultats : Augmentation des accidents de travail, augmentation des arrêts maladies, augmentation des déclarations de maladies professionnelles. Les agents sont épuisés, désabusés, méprisés.

Seule solution proposée : déplacer les agents qui assurent l’entretien des bâtiments municipaux pour les affecter dans les écoles sans tenir compte des restrictions médicales. Ces agents ne peuvent plus, pour la plupart, exercer leurs missions en milieu scolaire. Parce qu’ils justifient d’une pathologie souvent liée à l’exercice de leurs fonctions. Cette solution ne répond pas au problème mais génère au contraire des tensions dans les équipes ce qui ajoute à la dégradation des conditions de travail.

Pire !!! Vous décidez de faire appel à une association d’insertion professionnelle de droit privé pour remplacer une nouvelle vague de déplacements de 15 agents publics travaillant aujourd’hui dans les bâtiments. Choix politique important dites-vous, Madame Alphonse, mais quel paradoxe quand cela est fait au détriment des postes des agents publics !

C’est la même logique que vous appliquez au service de la Voirie Propreté en confiant l’entretien de tout le secteur du Bas Montreuil à une entreprise privée.

Vos décisions sont prises sans concertation et sont subies par le personnel inquiet pour son avenir professionnel.

Il aura fallu deux ans… Une pétition de soutien (signée par plus de 1500 montreuillois-e-s) il y a cinq mois, une lettre ouverte adressée à Monsieur le Maire le mois dernier, et un préavis de grève déposé le vendredi 16 mars pour que vous, Monsieur Bessac, preniez la mesure de la situation et adressiez un courrier aux agents la semaine dernière.

Vous dites être prête, Madame Alphonse, nous vous citons «  à vous mettre en ordre de travail pour trouver des solutions ».

Pourtant trop peu de réponses ont été apportées lors de la rencontre du 26 mars.

Vous nous répondrez, encore ce soir, que cela n’est pas de votre fait, que cela relève des dispositions prises par le gouvernement, que la situation financière de la Ville est catastrophique. A cela nous répondons, mensonge !

Vous répétez souvent, Monsieur Bessac, que les services publics sont la richesse de ceux qui n’en ont pas. Il vont devenir la richesse du privé !

A vous toutes et tous, Mesdames et Messieurs les élu-e-s qui allez voter le budget 2018 ce soir, vos choix ONT des conséquences désastreuses sur les conditions de travail des personnels et sur le service rendu à la population. Prenez vos responsabilités ! Ne condamnez pas une fois encore les agents et les services publics.

Soutenus par les syndicats enseignants et les parents d’élèves nous exigeons, ce soir des réponses précises à nos revendications :

– Comptez-vous recruter immédiatement, par voie statutaire, tous les postes vacants ?

– Les deux nouveaux groupes scolaires, Marceau et Louis et Madeleine Odru, seront-ils entretenus par les employés communaux ?

– Respecterez-vous la loi en formant 20 % des agents par an pour qu’ils puissent bénéficier de la promotion interne ?

– Le service de la Voirie Propreté sera-t-il confié au secteur privé ?

– Quel sera le prochain service externalisé ?

Merci de votre attention.

Montreuil : Préavis de grève à l’Éducation. Pour la sauvegarde du service de la Propreté des bâtiments !

greveLettre adressée à Patrice Bessac, maire de Montreuil, par l’intersyndicale CGT-FSU-FO-CNT. Le 19 mars 2018.

M. le maire de Montreuil,

Le 21 février, les organisations syndicales CGT, FSU, FO et CNT vous interpellaient quant à vos attaques contre le personnel du service de la propreté des bâtiments :

  • Gel des recrutements sur les postes vacants et non remplacement des agents en congés maladie, en congé maternité, en retraite ou en mobilité interne.
  • Déplacement brutal de nombreux agents de leur lieu de travail habituel, sans prise en compte de leurs restrictions médicales et de leur état de santé.
  • Aucune information ni d’explication de ces décisions brutales.
  • Délégation au secteur privé des missions de nettoyage des bâtiments municipaux.
  • Accès à la formation de remise à niveau bloqué pour tous et durcissement des accès formation.
  • Cette politique déterminée par votre gestion comptable a des conséquences dramatiques pour la santé des agents et met en péril le service rendu à la population.

Pourtant, il aura fallu attendre plus de quatre semaines après ce premier courrier pour que vous proposiez enfin une rencontre le 26 mars, avec les agents concernés.

Clairement, vous ne tenez pas compte de l’urgence de la situation et pire, vous semblez persister vers la course à la privatisation.

Aussi, réunis en assemblée générale vendredi 16 mars 2018, les agents de la propreté des bâtiments ont voté à l’unanimité un préavis de grève reconductible du 26 mars 00 heure au 13 avril 2018 minuit

Les revendications perdurent :

  • Le recrutement immédiat par la voie statutaire sur tous les postes vacants.
  • L’arrêt des mesures de déplacements autoritaires.
  • Le renforcement de l’équipe Travaux Exceptionnels.
  • La reconstitution d’une équipe de remplaçant(e)s de 15 personnes demandés depuis plusieurs années. (déjà demandé par l’intersyndicale le 6 février 2017).
  • Le remplacement systématique des agents absents et donc des agentes en congé de maternité.
  • Que tous les contrats de remplacement soient au minimum d’une durée d’un an.
  •  L’arrêt immédiat du recours au privé.
  • Le respect des préconisations de la médecine préventive
  • La reprise des plans des formations et de remise à niveau.
  • Une réponse à l’alerte pour danger grave et imminent émise par les représentants du personnel au CHSCT.

Nous attendons des réponses concrètes et précises pour le 26 mars et espérons qu’une issue favorable sera trouvée afin d’assurer pour les jours qui suivent le bon fonctionnement du service public.

Veuillez croire, Monsieur le Maire, en l’expression de nos meilleurs sentiments.

L’intersyndicale CGT-FSU-FO-CNT

Le 22 mars, on y va tous ensemble !

Le 22 mars, retrouvons-nous toutes et tous à Bercy à 14 heures (pour rejoindre le cortège des cheminots à Nation).

Nous sommes percutés par une offensive sans précédent contre les fonctionnaires et le service public.

C’est la raison pour laquelle nous devons attacher la plus grande importance à la réussite de la grève du 22 mars et à ses suites.

Depuis le mois de décembre, nous enregistrons de nombreux mouvements dans les syndicats de territoriaux en Seine Saint Denis :
En décembre, le Conseil départemental a connu plusieurs mouvements de personnel. 450 agents réunis lors de la tenue du Conseil le 14 décembre contre les suppressions de poste, le maintien des jours de congés, la mobilisation des agents de l’aide sociale à l’Enfance contre la dégradation des conditions de travail et la grève des agents de la voirie le 18 décembre.
Les animateurs de La Courneuve ont été en grève reconductible depuis septembre 2017 jusqu’au 9 février pour exiger un temps de travail respectueux de leur métier et de la qualité de vie au travail.
Le 5 mars, 150 animateurs de la ville de Pantin étaient réunis en AG contre les sous effectifs et une aggravation de la précarité. Un mouvement de grève a eu lieu le 12 mars.
Au Blanc-Mesnil, le 18 janvier, une partie du personnel était en grève contre le management brutal, le manque de personnel, la baisse des moyens.
A Plaine-Commune les agents étaient appelés à faire grève le 6 février notamment pour refuser d’être les variables d’ajustement des réorganisations et redéploiements à « moyens constants ».
Le 21 février, les agents de la propreté des bâtiments de Montreuil se mobilisaient contre la privatisation du nettoyage des bâtiments plutôt que le recrutement de personnels…
Dans les offices de l’habitat : la lutte n’a pas cessé à Bobigny contre la privatisation de l’Office, et les agents, par leur mobilisation avec leur syndicat CGT ont réussi à stopper l’offensive liquidatrice du président ; L’office de Bobigny, en étant intégré à l’EPT Est Ensemble reste dans le giron du service public.
Le 13 février, à Saint-Ouen, 80 salariés de la SEMISO/OPH étaient en grève pour conserver leurs acquis et contre un management agressif et anti syndical.
A Aubervilliers, où le nouveau directeur général s’inscrit dans la ligne du précédent, les agents étaient en grève le 25 janvier et le 6 février contre les sous-effectifs, la dégradation des conditions de travail.
Au Conseil départemental, au Blanc Mesnil, aux Lilas, à Seine-Saint-Denis habitat, à Aulnay, à Montreuil, à Est Ensemble, à Bobigny (avec rassemblement devant le conseil municipal), les syndicats se sont adressés à leurs exécutifs locaux pour demander la non application du jour de carence, mesure injuste et discriminatoire.

*********************************

Pourquoi ces mouvements ?

Les agents sont partout confrontés aux mêmes remises en cause, aux mêmes attaques. Nous subissons l’application locale, très souvent avec beaucoup de zèle, des mesures décidées par le gouvernement. Pire, il s’agit même souvent de mesures locales qui devancent les décisions gouvernementales !

Partout les pressions sont de plus en plus lourdes : on nous demande de faire mieux mais avec toujours moins de moyens, de nous auto-évaluer, on nous attend sans cesse au tournant, rien ne va jamais comme il faut. Les situations de stress, de souffrance au travail sont légions. Le management est de plus en plus technique et inhumain. Nous sommes formés pour mettre en oeuvre des politiques publiques, verser des prestations, accueillir les usagers… On nous demande de prendre des objectifs, mais les conditions de travail imposées, les réductions budgétaires ne cessent d’entraver l’accomplissement normal de nos missions.

Sur le plan national, la CGT fait le même constat. Le personnel est en souffrance, inquiet pour l’avenir. Le statut et avec lui notre droit à la carrière est remis en cause. Les services publics jugés « rentables » sont menacés de privatisation. La sécurité sociale fondée sur le salaire différé et la solidarité est menacée de démantèlement. Les retraites par répartition sont également dans le collimateur… Mais il ne s’agit pas seulement des fonctionnaires. Après avoir disloqué le code du travail avec ses ordonnances, Macron s’attaque à toutes les entreprises nationales, aux services publics pour les livrer à l’appétit sans limite des requins du CAC 40. Et pour ce faire, il entend remettre en cause les statuts des personnels dont celui des cheminots.

Les annonces de Macron-Darmanin – salaires au mérite, recours aux contractuels, plan de départs « volontaires », remise en cause des CHSCT, fusion des instances, statut à la carte… – nous imposent de construire le rapport de force. C’est pourquoi il est de notre responsabilité de faire du 22 mars un pas significatif dans la construction de la riposte nécessaire. Partout où c’est possible, mettons en débat la question de la reconduction.

C’est pourquoi, plus que jamais, vu l’ampleur des attaques du gouvernement, nous considérons que l’heure est à la résistance.

Source : www.csd93.fr

tract22mars1tract22mars2