Le 22 mars, on y va tous ensemble !

Le 22 mars, retrouvons-nous toutes et tous à Bercy à 14 heures (pour rejoindre le cortège des cheminots à Nation).

Nous sommes percutés par une offensive sans précédent contre les fonctionnaires et le service public.

C’est la raison pour laquelle nous devons attacher la plus grande importance à la réussite de la grève du 22 mars et à ses suites.

Depuis le mois de décembre, nous enregistrons de nombreux mouvements dans les syndicats de territoriaux en Seine Saint Denis :
En décembre, le Conseil départemental a connu plusieurs mouvements de personnel. 450 agents réunis lors de la tenue du Conseil le 14 décembre contre les suppressions de poste, le maintien des jours de congés, la mobilisation des agents de l’aide sociale à l’Enfance contre la dégradation des conditions de travail et la grève des agents de la voirie le 18 décembre.
Les animateurs de La Courneuve ont été en grève reconductible depuis septembre 2017 jusqu’au 9 février pour exiger un temps de travail respectueux de leur métier et de la qualité de vie au travail.
Le 5 mars, 150 animateurs de la ville de Pantin étaient réunis en AG contre les sous effectifs et une aggravation de la précarité. Un mouvement de grève a eu lieu le 12 mars.
Au Blanc-Mesnil, le 18 janvier, une partie du personnel était en grève contre le management brutal, le manque de personnel, la baisse des moyens.
A Plaine-Commune les agents étaient appelés à faire grève le 6 février notamment pour refuser d’être les variables d’ajustement des réorganisations et redéploiements à « moyens constants ».
Le 21 février, les agents de la propreté des bâtiments de Montreuil se mobilisaient contre la privatisation du nettoyage des bâtiments plutôt que le recrutement de personnels…
Dans les offices de l’habitat : la lutte n’a pas cessé à Bobigny contre la privatisation de l’Office, et les agents, par leur mobilisation avec leur syndicat CGT ont réussi à stopper l’offensive liquidatrice du président ; L’office de Bobigny, en étant intégré à l’EPT Est Ensemble reste dans le giron du service public.
Le 13 février, à Saint-Ouen, 80 salariés de la SEMISO/OPH étaient en grève pour conserver leurs acquis et contre un management agressif et anti syndical.
A Aubervilliers, où le nouveau directeur général s’inscrit dans la ligne du précédent, les agents étaient en grève le 25 janvier et le 6 février contre les sous-effectifs, la dégradation des conditions de travail.
Au Conseil départemental, au Blanc Mesnil, aux Lilas, à Seine-Saint-Denis habitat, à Aulnay, à Montreuil, à Est Ensemble, à Bobigny (avec rassemblement devant le conseil municipal), les syndicats se sont adressés à leurs exécutifs locaux pour demander la non application du jour de carence, mesure injuste et discriminatoire.

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Pourquoi ces mouvements ?

Les agents sont partout confrontés aux mêmes remises en cause, aux mêmes attaques. Nous subissons l’application locale, très souvent avec beaucoup de zèle, des mesures décidées par le gouvernement. Pire, il s’agit même souvent de mesures locales qui devancent les décisions gouvernementales !

Partout les pressions sont de plus en plus lourdes : on nous demande de faire mieux mais avec toujours moins de moyens, de nous auto-évaluer, on nous attend sans cesse au tournant, rien ne va jamais comme il faut. Les situations de stress, de souffrance au travail sont légions. Le management est de plus en plus technique et inhumain. Nous sommes formés pour mettre en oeuvre des politiques publiques, verser des prestations, accueillir les usagers… On nous demande de prendre des objectifs, mais les conditions de travail imposées, les réductions budgétaires ne cessent d’entraver l’accomplissement normal de nos missions.

Sur le plan national, la CGT fait le même constat. Le personnel est en souffrance, inquiet pour l’avenir. Le statut et avec lui notre droit à la carrière est remis en cause. Les services publics jugés « rentables » sont menacés de privatisation. La sécurité sociale fondée sur le salaire différé et la solidarité est menacée de démantèlement. Les retraites par répartition sont également dans le collimateur… Mais il ne s’agit pas seulement des fonctionnaires. Après avoir disloqué le code du travail avec ses ordonnances, Macron s’attaque à toutes les entreprises nationales, aux services publics pour les livrer à l’appétit sans limite des requins du CAC 40. Et pour ce faire, il entend remettre en cause les statuts des personnels dont celui des cheminots.

Les annonces de Macron-Darmanin – salaires au mérite, recours aux contractuels, plan de départs « volontaires », remise en cause des CHSCT, fusion des instances, statut à la carte… – nous imposent de construire le rapport de force. C’est pourquoi il est de notre responsabilité de faire du 22 mars un pas significatif dans la construction de la riposte nécessaire. Partout où c’est possible, mettons en débat la question de la reconduction.

C’est pourquoi, plus que jamais, vu l’ampleur des attaques du gouvernement, nous considérons que l’heure est à la résistance.

Source : www.csd93.fr

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