Jeunesse Éducation populaire : lettre ouverte à M. Molossi, président du CHSCT

Lettre signée des représentants CGT et FO au sein du Comité d’hygiène santé sécurité au travail (CHSCT) de la Ville de Montreuil.

Jeudi 29 juin 2017

Monsieur,

​Il aura fallu la rédaction d’un tract sur l’enquête CHSCT au point mort à la direction Jeunesse Éducation populaire pour qu’enfin vous répondiez et proposiez un rendez-vous le 12 juin.

Cette rencontre nous a permis de dénoncer la lenteur de cette enquête CHSCT et l’inadaptation du format de l’enquête face à la situation. Nous avons souligné l’inégalité de traitement entre les agents, certains reçus, d’autres pas sous prétexte qu’ils sont en arrêt maladie. Arrêts maladie dont vous ne pouvez ignorer qu’ils sont souvent en lien avec les conditions de travail déplorables des agents. Nous avons exprimé notre grande inquiétude sur la situation des agents du service 11-17 ans. Il est intolérable que les déclarations des agents entendus par la commission d’enquête CHSCT ne conduisent pas la municipalité à déclencher une enquête administrative afin d’éclaircir certains comportements et propos.

Vous nous avez affirmé votre volonté d’apaisement et convenu comme nous des limites de l’enquête dans ce format. Dans ce cadre nous vous avons proposé des actions d’apaisement, qui pour nous seraient un signe fort d’une volonté d’agir en direction des agents :
Entendre les 4 collègues qui l’ont demandé, individuellement, par souci d’équité et de reconnaissance de leur souffrance.
Retrait des 4 sanctions gelées.
Proposer la réintégration des agents mis sur la touche suite à la réorganisation, ou un accompagnement afin qu’ils retrouvent un cadre de travail serein et décent.
Reconnaître l’imputabilité des deux accidents de service liés aux risques psycho- sociaux économisant ainsi le passage en commission de réforme comme la loi vous le permet.

Le 22 juin, la réponse que vous nous avez adressée ne répond en rien aux attentes.
– Les sanctions ne sont pas levées mais transformées en avertissement. Or il a été prouvé qu’un agent, au moins, ne pouvait pas matériellement être tenu pour responsable.
– Vous n’acceptez pas le principe d’entendre les agents qui le souhaitent dans le cadre de la commission d’enquête. Vous leur demandez même de reformuler leur demande par écrit afin que peut-être ils soient reçus… mais par qui ?
– Vous proposez un suivi particulier pour les agents actuellement en arrêt maladie, encore faut-il voir avec eux comment le mettre en place.
– Vous proposez aux agents du service 11/17ans une rencontre afin de leur présenter préconisations et perspectives de travail issues de l’enquête. Nous tenons à vous signifier que nous – représentants du personnel – ne souhaitons pas être associés à ces préconisations dont nous ne connaissons pas la teneur puisque l’enquête n’a pas aboutie.
– Pour que vous preniez la mesure de la situation au centre social Grand air, il aura fallu que les collègues exercent leur droit de retrait. Soyez assuré que nous resterons vigilants quant à la mise en place de l’accompagnement et de la sécurisation du site.

Pour finir, vous nous proposez de participer à un comité de suivi de la réorganisation avec la direction et la DRH. Comment pouvez-vous imaginer créer un comité de suivi sans les agents concernés ?

Parce qu’il reste tant à faire, Monsieur le Président du CHSCT, et que nous estimons que la concertation et le respect des agents sont le cœur d’une organisation du travail normale et efficace, nous vous informons que les syndicats CGT et FO organisent une Assemblée générale du personnel de la direction afin de leur faire part de vos propositions et recueillir leurs impressions.

Nathalie Berhoun, secrétaire du CHSCT (CGT)
Abdekader Guerroudj, représentant du personnel au CHSCT (FO)


Retrouvez également la lettre envoyée le 9 juin dernier :  » Enquête CHSCT au point mort à la direction Jeunesse Éducation populaire. »

 

COS élections : lettre d’information de la liste CGT pour les élections COS du 17 octobre 2017

La campagne pour les élections du COS est lancée !

Pour inviter les territoriaux de Montreuil à voter CGT le 17 octobre prochain, voici un premier aperçu des propositions portées par une nouvelle équipe qui présentera son programme complet très bientôt.

Depuis 50 ans, toujours dans un esprit de partage, de solidarité et d’émancipation, la CGT poursuit – pour et avec les agents de la Ville – son engagement pour l’accès aux loisirs, la culture, les vacances, le sport.

Le 17 octobre, je participe !

 

Un mauvais projet de loi devient une mauvaise loi !

Déclaration commune CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL

La loi Travail n’est pas bonne pour les salarié-e-s et les jeunes. Elle ne le sera pas non plus pour l’économie du pays. Alors que le chômage et la précarité augmentent, en affaiblissant les conventions collectives au profit des accords d’entreprise, cette loi accroît la concurrence entre les entreprises poussant à l’alignement sur le « moins offrant » pour les salariés. Cette logique de dumping social va engendrer davantage de flexibilité et de précarité et remettre en cause nombre d’acquis sociaux.

Cette loi contrevient aux conventions 87, 98 et 158 de l’Organisation Internationale du Travail relatives à la négociation collective, aux libertés syndicales et aux licenciements.

Les organisations syndicales étudient tous les recours et moyens juridiques possibles pour s’opposer à la mise en œuvre de la loi Travail.

L’emploi, les salaires et les conditions de travail restent des préoccupations majeures pour les citoyen-ne-s.

Le chômage et la précarité sont des fléaux pour notre pays. Les créations d’emplois, dans le privé comme dans le public, sont pourtant nécessaires pour répondre aux besoins de toute la société. La stabilité et la qualité des emplois sont non seulement gage de progrès social et de qualité de vie pour les salarié-e-s et les jeunes, mais sont aussi un facteur essentiel de création d’emplois. La loi Travail tourne le dos à cet enjeu ! Tous les pays qui ont fait l’expérience d’une telle réforme du droit du travail (Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Allemagne) en mesurent aujourd’hui les conséquences néfastes.

Affaiblir le code du travail, c’est affaiblir les droits de tous les salarié-e-s !

Il est clair qu’à terme la fonction publique sera aussi concernée car nombre de règles statutaires relève de la transposition de dispositions du code du travail (dialogue social, respect de la hiérarchie des normes et des droits collectifs, temps de travail, etc.).

C’est pourquoi nos organisations continueront à mener tous les débats nécessaires avec les salarié-e-s et les jeunes pour, à l’inverse de cette loi, promouvoir d’autres propositions, obtenir son abrogation et gagner de nouveaux droits pour toutes et tous.

Pendant l’été, de nombreuses initiatives locales se sont développées et la carte postale au Président de la République a été largement utilisée. Comme nous l’avons écrit au Président de la République, «on se retrouve à la rentrée…», notamment sur les meetings et débats unitaires déjà programmés.

Les organisations dénoncent les faits de répression dont sont aujourd’hui victimes des militant-e-s syndicaux-ales, des jeunes, des salarié-e-s et des agents publics.

Les organisations syndicales de salarié-e-s et de jeunesse CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL appellent les salarié-e-s, privé-e-s d’emploi, étudiant-e-s, lycéen-ne-s, retraité-e-s à se mobiliser massivement pour réussir la journée d’actions du 15 septembre contre la loi Travail, selon des modalités décidées localement (rassemblements, manifestations, grèves, etc…), pour obtenir l’abrogation de cette loi et conquérir de nouvelles garanties et protections collectives.

Les Lilas, le 31 août 2016

Motion de soutien de la fédération CGT des services publics aux Territoriaux de Montreuil — CGT Territoriaux Montreuil

Solidaire avec nos camarades et collègues de Montreuil Le syndicat

_________________________________ Affirme sa pleine et entière solidarité avec les militants CGT et l’ensemble des personnels de la mairie de Montreuil. Ces agents ont mené un combat social s’opposant à des mesures de retrait d’acquis sociaux et en faveur d’un service public de qualité dans leur […]

via Motion de soutien de la fédération CGT des services publics aux Territoriaux de Montreuil — CGT Territoriaux Montreuil

Motion de soutien de la fédération CGT des services publics aux Territoriaux de Montreuil

Solidaire avec nos camarades et collègues de Montreuil

Le syndicat _________________________________

Affirme sa pleine et entière solidarité avec les militants CGT et l’ensemble des personnels de la mairie de Montreuil. Ces agents ont mené un combat social s’opposant à des mesures de retrait d’acquis sociaux et en faveur d’un service public de qualité dans leur collectivité et ses administrés.

Il y a quelques jours, en plein mois d’août, des agents ayant participé au mouvement, dont un représentant du personnel CGT au comité technique, ont reçu à leur domicile un courrier annonçant une éventuelle sanction signée du maire adjoint en charge du personnel. Celui-ci évoque trois jours de mise à pied les motifs invoqués portent sur un manque de respect envers le Maire et lui.

S’attaquant à des actions collectives menées dans le cadre d’un mouvement social respectueux des biens et des personnes, cette menace de sanction déjà infondée est indigne.

Ces procédures disciplinaires ne feront pas baisser la combativité des agents. Elles compromettent par contre un dialogue social de qualité.

À Montreuil comme ailleurs, la CGT combat pour des mesures de progrès en faveur des travailleurs, pour un service public de qualité répondant aux besoins sociaux et pour l’arrêt des politiques d’austérité qui nous conduisent à la catastrophe économique, sociale et politique.

Avec la Fédération CGT des Services publics, notre syndicat demande l’arrêt des procédures disciplinaire.
Télécharger la motion de soutien