C’est une victoire, mais continuons le combat !

VICTOIRE ! Sous la pression de notre intersyndicale, et grâce à notre soutien actif auprès des agents menacés, la municipalité de Montreuil fait marche arrière ! Le maire adjoint au personnel lève totalement les sanctions administratives annoncées pour participation à un mouvement syndical collectif.

Pour mémoire, 3 jours de mises à pied – soit la plus lourde sanction administrative envisageable – avaient été requis en plein été pour 2 agents de la Ville, dont un élu de la CGT au Comité technique. Leurs torts : avoir porté la contradiction aux projets d’austérité de la municipalité lors d’un mouvement social d’envergure au printemps dernier.

Malgré ce retrait arraché à la municipalité, le mal est fait, et depuis longtemps. Nous organisons une manifestation ouverte LUNDI 19 SEPTEMBRE DE 10H À 13H devant la mairie de Montreuil. Témoignages et interventions viendront ponctuer une matinée d’échanges autour d’une question que nous souhaitons mettre sur la place publique : QUEL SERVICE PUBLIC VOULONS-NOUS ?

Contre la répression syndicale, contre l’austérité, contre l’imposture du dialogue social actuel, contre les projets territoriaux qui mènent à la dégradation du service public, nous avons une autre voie à faire entendre !

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Appel pour une Assemblée citoyenne du service public local – Lundi 19 septembre 2016

Depuis juin 2015, les agents de la ville de Montreuil sont mobilisés en intersyndicale pour s’opposer aux conséquences d’une politique d’austérité menée localement au détriment des conditions de travail et de la qualité du service public.

Réorganisations à marche forcée, réduction d’horaires des services publics, non renouvellements de contrats, retrait d’acquis sociaux, etc. Telles sont les manifestations de cette politique gestionnaire.

Pire, face à la mobilisation, la municipalité a répondu cet été par la répression. Elle a en effet menacé de sanctions lourdes (3 jours de mise à pied) deux agents ayant participé au mouvement syndical.
À ce jour, ces sanctions seraient levées suite à la mobilisation collective. Néanmoins, cette menace reste d’une violence inédite à Montreuil.

N’en restons pas là : contre l’intimidation, restons unis !

Rendez-vous lundi 19 septembre – de 10h à 13 heures
Devant la mairie de Montreuil – Place Jean Jaurès

Agents de la fonction publique territoriale, usagers, syndicalistes, retrouvons-nous pour échanger autour d’une question centrale : Quel service public voulons nous?

– Ensemble, résistons à la répression syndicale.
– Ensemble, maintenons nos acquis sociaux.
– Ensemble, réclamons un dialogue social qui prenne en compte la voix des salarié-e-s.
– Ensemble, défendons une organisation des services publics qui respecte le travail des agents et ne fasse pas la part belle aux prestataires privés.
– Ensemble, réfléchissons aux conséquences de la réforme territoriale sur les services publics locaux.
– Ensemble, échangeons sur les conséquences pour les usagers du management libéral.


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Retrait immédiat et sans condition des sanctions au personnel

Les élus du personnel au Comité technique (CT) de la Ville de Montreuil ont refusé de siéger lors du CT du 5 septembre 2016. Les syndicats CGT, FO et CNT demandent au préalable le retrait immédiat et sans condition des sanctions affligées à deux collègues, dont un syndicaliste élu, qui avaient participé à un mouvement social collectif au printemps 2016.

Signez la pétition : « Montreuil : contre la répression syndicale, solidarité avec les territoriaux attaqués. »

Voici le communiqué publié par l’intersyndicale et distribué aux agents de la Ville.


Montreuil, le 5 septembre 2016

Ce printemps, les agents de la ville de Montreuil ont mené un combat social s’opposant à des mesures de retrait d’acquis sociaux et en faveur d’un service public de qualité.

Réunis en intersyndicale CGT, FSU, FO et CNT, les agents ont mené avec force et détermination des actions visant à négocier avec l’employeur un retrait des mesures proposées.

Les actions ont été nombreuses et ont pris des formes variées comme des pétitions, des journées de grèves, des perturbations d’instances. En dépit de celles-ci, la municipalité est restée inflexible et a choisi le passage en force.

En plein mois d’août, deux agents ayant participé au mouvement, un représentant du personnel CGT au comité technique et une collègue aujourd’hui retraitée ont reçu une menace de sanction signée du maire adjoint au personnel : trois jours de mise à pied !

Malgré la période, la réaction syndicale a été rapide :
– lettre ouverte au maire adjoint au personnel
– pétition intersyndicale, à retrouver sur http://www.facebook.com/encolereetdebout
– soutien individuel aux agents concernés

Le syndicat CGT doit encore à l’heure où nous écrivons attendre que le maire adjoint au personnel rentre tranquillement de congés pour avoir un rendez-vous…

Sous couvert d’ouverture envers les organisations syndicales et de politique sociale envers le personnel, cette municipalité dite de gauche affiche une vitrine à laquelle plus personne ne croit. Elle cherche ouvertement à museler la lutte et l’action collective et les réprime.

C’est le militantisme qui est une nouvelle fois frappé aujourd’hui à Montreuil. La municipalité applique une bonne vieille méthode : individualiser les sanctions pour mieux casser les actions collectives. Ces mesures violentes et injustifiées à l’encontre de nos deux collègues ont pour objectif de criminaliser le mouvement social afin d’intimider l’ensemble du personnel et ainsi, paralyser l’action syndicale.

Contre la politique de la peur et de l’intimidation, jouons la carte de l’unité. Une attaque contre l’un de nous est une attaque contre tous. Notre arme ? La solidarité !

C’est pourquoi les représentants du personnel au comité technique (CT) et au comité d’hygiène de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) ne siégeront plus tant que ces sanctions ne seront pas levées.

>> Téléchargez le communiqué à diffuser dans vos réseaux

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#loitravail : Les organisations obtiennent le respect du droit de manifester

Communiqué CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL

Le Gouvernement avait franchi un nouveau cap dans sa volonté de bâillonner le mouvement social, en interdisant la manifestation parisienne du 23 juin.
Cette décision représentait une remise en cause grave d’une liberté fondamentale garantie par la constitution : le droit à manifester.
Les organisations ont toujours affirmé leur volonté de manifester pacifiquement.
Après des discussions serrées avec le Ministre de l’Intérieur, les organisations syndicales et de jeunesse ont obtenu le droit de manifester à Paris le 23 juin, sur un parcours proposé par le Ministre de l’Intérieur, ainsi que l’autorisation de manifester le 28 juin, selon des modalités à discuter avec la Préfecture.
Les organisations syndicales et de jeunesse ne se laisseront pas détourner du coeur du problème qu’est le projet de loi travail.
Un projet de loi largement rejeté par une majorité de français, sondage après sondage, mobilisation après mobilisation.
Un projet de loi visant le dumping social, rejeté par la majorité des organisations représentatives du pays et imposé aux forceps aux parlementaires par le 49/3 et la menace de l’utiliser de nouveau.
Les organisations syndicales et de jeunesse appellent les salarié-es, les jeunes, les privé-es d’emploi et les retraité-es à participer à la votation.
Les organisations syndicales et de jeunesse affirment, depuis le début, leur disponibilité pour faire des propositions concrètes, porteuses de progrès social et de nouveaux droits.
Le Président Hollande n’a toujours pas répondu à notre lettre commune adressée le 20 mai dernier.
Le Président Hollande n’a d’autre issue, pour sortir de cette impasse, que de réunir les organisations syndicales et de jeunesse très rapidement.
Les organisations syndicales et de jeunesse appellent les salarié-es, jeunes, privé-es d’emploi et les retraité-es à participer massivement aux manifestations des 23 et 28 juin.
Montreuil, le 22 juin 2016