Retrait immédiat et sans condition des sanctions au personnel

Les élus du personnel au Comité technique (CT) de la Ville de Montreuil ont refusé de siéger lors du CT du 5 septembre 2016. Les syndicats CGT, FO et CNT demandent au préalable le retrait immédiat et sans condition des sanctions affligées à deux collègues, dont un syndicaliste élu, qui avaient participé à un mouvement social collectif au printemps 2016.

Signez la pétition : « Montreuil : contre la répression syndicale, solidarité avec les territoriaux attaqués. »

Voici le communiqué publié par l’intersyndicale et distribué aux agents de la Ville.


Montreuil, le 5 septembre 2016

Ce printemps, les agents de la ville de Montreuil ont mené un combat social s’opposant à des mesures de retrait d’acquis sociaux et en faveur d’un service public de qualité.

Réunis en intersyndicale CGT, FSU, FO et CNT, les agents ont mené avec force et détermination des actions visant à négocier avec l’employeur un retrait des mesures proposées.

Les actions ont été nombreuses et ont pris des formes variées comme des pétitions, des journées de grèves, des perturbations d’instances. En dépit de celles-ci, la municipalité est restée inflexible et a choisi le passage en force.

En plein mois d’août, deux agents ayant participé au mouvement, un représentant du personnel CGT au comité technique et une collègue aujourd’hui retraitée ont reçu une menace de sanction signée du maire adjoint au personnel : trois jours de mise à pied !

Malgré la période, la réaction syndicale a été rapide :
– lettre ouverte au maire adjoint au personnel
– pétition intersyndicale, à retrouver sur http://www.facebook.com/encolereetdebout
– soutien individuel aux agents concernés

Le syndicat CGT doit encore à l’heure où nous écrivons attendre que le maire adjoint au personnel rentre tranquillement de congés pour avoir un rendez-vous…

Sous couvert d’ouverture envers les organisations syndicales et de politique sociale envers le personnel, cette municipalité dite de gauche affiche une vitrine à laquelle plus personne ne croit. Elle cherche ouvertement à museler la lutte et l’action collective et les réprime.

C’est le militantisme qui est une nouvelle fois frappé aujourd’hui à Montreuil. La municipalité applique une bonne vieille méthode : individualiser les sanctions pour mieux casser les actions collectives. Ces mesures violentes et injustifiées à l’encontre de nos deux collègues ont pour objectif de criminaliser le mouvement social afin d’intimider l’ensemble du personnel et ainsi, paralyser l’action syndicale.

Contre la politique de la peur et de l’intimidation, jouons la carte de l’unité. Une attaque contre l’un de nous est une attaque contre tous. Notre arme ? La solidarité !

C’est pourquoi les représentants du personnel au comité technique (CT) et au comité d’hygiène de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) ne siégeront plus tant que ces sanctions ne seront pas levées.

>> Téléchargez le communiqué à diffuser dans vos réseaux

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#loitravail : Les organisations obtiennent le respect du droit de manifester

Communiqué CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL

Le Gouvernement avait franchi un nouveau cap dans sa volonté de bâillonner le mouvement social, en interdisant la manifestation parisienne du 23 juin.
Cette décision représentait une remise en cause grave d’une liberté fondamentale garantie par la constitution : le droit à manifester.
Les organisations ont toujours affirmé leur volonté de manifester pacifiquement.
Après des discussions serrées avec le Ministre de l’Intérieur, les organisations syndicales et de jeunesse ont obtenu le droit de manifester à Paris le 23 juin, sur un parcours proposé par le Ministre de l’Intérieur, ainsi que l’autorisation de manifester le 28 juin, selon des modalités à discuter avec la Préfecture.
Les organisations syndicales et de jeunesse ne se laisseront pas détourner du coeur du problème qu’est le projet de loi travail.
Un projet de loi largement rejeté par une majorité de français, sondage après sondage, mobilisation après mobilisation.
Un projet de loi visant le dumping social, rejeté par la majorité des organisations représentatives du pays et imposé aux forceps aux parlementaires par le 49/3 et la menace de l’utiliser de nouveau.
Les organisations syndicales et de jeunesse appellent les salarié-es, les jeunes, les privé-es d’emploi et les retraité-es à participer à la votation.
Les organisations syndicales et de jeunesse affirment, depuis le début, leur disponibilité pour faire des propositions concrètes, porteuses de progrès social et de nouveaux droits.
Le Président Hollande n’a toujours pas répondu à notre lettre commune adressée le 20 mai dernier.
Le Président Hollande n’a d’autre issue, pour sortir de cette impasse, que de réunir les organisations syndicales et de jeunesse très rapidement.
Les organisations syndicales et de jeunesse appellent les salarié-es, jeunes, privé-es d’emploi et les retraité-es à participer massivement aux manifestations des 23 et 28 juin.
Montreuil, le 22 juin 2016

Salariés de Goodyear : rassemblements de soutien jeudi 4 février

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Les libertés syndicales ne vont pas bien en France. Depuis l’affaire des cinq militants CGT qui étaient poursuivis pour avoir refusé un prélèvement ADN, on assiste à une multiplication d’atteintes au droit syndical (licenciement pour avoir monté une section CGT chez Vuitton, licenciement pour avoir fait grève à la Stef, menaces contre les Bourses du travail…lire le dossier Pas de conquêtes sociales sans libertés syndicales). Cette escalade a connu son apogée le 12 janvier dernier avec la condamnations de 8 salariés de Goodyear à deux ans de prison dont neuf mois ferme, une première dans le droit français.
Une pétition pour demander leur relaxe a déjà réuni plus de 150 000 signatures.

Pour protester contre cette condamnation, de nombreux rassemblements auront lieu jeudi 4 février un peu partout en France.

A Paris, c’est sur la place de la Nation, entre 11h et 14h, que la CGT appelle à se rassembler pour soutenir les huit de Goodyear. De nombreux personnalités, ayant signé l’appel de la CGT, seront présentes. Parmi les soutiens, HK et Sanseverino seront sur scène pour accompagner la lutte en musique.

SIGNEZ L’APPEL DES GOODYEAR

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Pour la première fois depuis un demi siècle un gouvernement a demandé que soit requis des peines de prison ferme contre des syndicalistes pour avoir participer avec les salariés à des actions en vue d’empêcher la fermeture de leur usine.

En même temps qu’ils préparent la suppression dans quelques mois de plus 1000 articles du Code du travail, Hollande, Valls et Macron ont décidé de déclencher une répression sans précédent des syndicalistes qui luttent dans les entreprises.

Avec les 8 condamnés de GOODYEAR l’exécutif veut faire un exemple.

Le gouvernement affiche sa volonté de mettre les Procureurs et les forces de polices aux services des grands groupes pour briser toute résistance à la destruction des emplois et de l’industrie.

Evidemment les militants de terrain en général et ceux de la CGT en particulier sont les plus touchés.

C’est pourquoi nous en appelons à l’ensemble des salariés, aux militants, aux syndicats d’entreprises, unions locales, départementales, régionales, fédérations ou simples salariés solidaires, pour qu’ensemble nous fassions la démonstration de notre force.

Nous pouvons être des millions à faire reculer Hollande, Valls et Macron en commençant par leur imposer l’arrêt des poursuites contre les 8 de GOODYEAR et en organisant le plus grand rassemblement solidaire en prévision de l’appel.

SIGNER

Scandale : Prison ferme contre 8 syndicalistes, Le gouvernement devra rendre compte !

Communiqué de presse commun CGT, FNIC CGT, UD 80, UL AMIENS Z.I., SYNDICAT CGT Goodyear

SIGNEZ LA PETITION DES GOODYEAR

Les 7 longues années de lutte des salariés de Goodyear, face à la multinationale, ont été marquées de conflits durs et âpres avec un patronat violent ayant recours à des vigiles, des hommes de main omniprésents dans les ateliers, l’entreprise, pour faire peur, faire taire les salariés et leur faire accepter la fermeture de leur usine.

Toutes les plaintes des militants CGT Goodyear pour que le droit du travail, la santé des salariés soient respectés, ont été déposées au commissariat, transmises au Procureur de la République ; mais mises au panier et classées sans suite.

Après 7 années de combat, un accord est signé entre la direction et la CGT, avec des dimensions sociales et l’abandon de toutes les procédures judiciaires à l’encontre des militants CGT.

Le Procureur de la République, sans doute soutenu par sa hiérarchie, voire le 1er Ministre, décide seul de poursuivre l’action devant les tribunaux contre 8 militants CGT. Il demande au juge de condamner ces 8 militants à 24 mois de prison dont la moitié ferme. Le juge vient de prendre la décision de suivre le pro- cureur en condamnant 8 représentants des salariés de Goodyear à 24 mois de prison dont 9 mois fermes avec 5 années de mise à l’épreuve.

Défendre les intérêts des salariés devient ainsi un délit aux yeux de ce pouvoir qui prétend rendre justice dans le pays ! Justice à soi-même, puisqu’il n’y a plus aucune plainte de la société Goodyear, ni de quelconque !

POURQUOI TANT DE HARGNE CONTRE LA CGT ?

C’est la première fois dans l’histoire de la République que, sous un gouvernement dit « de gauche », de telles peines sont infligées à des syndicalistes. Le gouvernement devra rendre des comptes aux salariés, à la population, aux électeurs le moment venu.

Le gouvernement est responsable de la justice de son pays ! Une justice qui place le militant syndical au rang de délinquant est une justice de classe.

Le contexte actuel qu’utilise le gouvernement de « l’état d’urgence » ne justifie pas la mise en cause de l’activité et de l’action syndicales. Cette décision est un choix politique répressif contre les droits et liber- tés des citoyens à se défendre dans leur travail avec les syndicats, ce que dénonce la CGT depuis l’instauration de « l’état d’urgence ».

LA CGT, TOUTE LA CGT, NE LAISSERA PAS EMPRISONNER SES MILITANTS !

Si le gouvernement veut déclarer la guerre au syndicalisme CGT, il devra en assumer les conséquences.

Toute la CGT, tous ses militants avec les salariés et tous ceux, pour qui la justice n’est pas un instrument politicien, sont appelés à organiser la riposte.

L’APPEL CONTRE CETTE DÉCISION EST ENGAGÉ ET DÈS MAINTENANT, PARTOUT, DES COMITÉS DE DÉFENSE POUR LES DROITS ET LIBERTÉS DOIVENT ORGANISER, RASSEMBLER, MOBILISER L’ENSEMBLE DES SALARIÉS, DE LA POPULATION CIVILE POUR LE RESPECT DES DROITS ET LIBERTÉS INDIVIDUELLES ET COLLECTIVES.

Montreuil, le 12 janvier 2016

Tous à Roanne le 5 novembre !

 

De plus en plus de militants sont frappés par la criminalisation de l’action syndicale. La CGT a décidé de lancer une grande campagne nationale pour les libertés syndicales.
Le 16 octobre à la CGT à Montreuil, des militants sont venus témoigner de l’acharnement dont ils sont victimes et débattre de la construction d’une proposition de loi visant à décriminaliser l’action collective.
Le 5 novembre 2013, un grand rassemblement national aura lieu à Roanne, le jour où les 5 syndicalistes de Roanne, symboles de cette criminalisation, seront convoqués au tribunal.

ImageDéroulement de la journée

 

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Campagne nationale et manifestation pour les libertés d’expressions et d’actions syndicales